GIDOUILLISME

Le cubisme avait ses cubes, le pointillisme ses points, et le tachisme ses taches : le gidouillisme a ses gidouilles. Cet abord de la peinture compose des ymages par assemblage de formes gidoulliques.

 

Particulièrement, il use, dans sa mouvance n-angulariste, de gidouilles présentant des angles, à chaque tour au nombre de n (cf. à ce propos, du même auteur, "Gidouilles n-angulaires", Viridis Candela - Le Correspondancier du Collège de 'Pataphysique, no. 21, pp. 65-78, vulg. oct. 2012) lisible en cliquant .

 

Ce style s'applique naturellement à travers les genres classiques (ou non) de la peinture.

 

Parmi les plagiaires par anticipation, on compte Vincent van Gogh (notamment sa nuit Etoilée), Piet Mondrian (comme démontré dans l'article mentionné ci-dessus, en p. 71), les constructeurs de pyramides Maya (les sculpteurs des serpents).

 

 

 

Portraits et figures

Véritable portrait polyptyque polyédrique octaédrique gidouilliste de la poyre de Monsieuye Ubu
( posé sur la bajoue, en salutation à Brancusi et Man Ray )
(huile sur toiles, 20x30x23, oct. 2014)
gidouilliste n-angulaire (de n=0 à 3) primaire : yeux (n=0), oneilles et nez (n=1), gueule (n=2), et tignasse (n=3)

 

 

Portrait gidouilliste primaire n-angulaire (de n=0 à 6)
(acrylique sur papier, 29x21, juil. 2014)
pupilles (n=0), oneilles, mèche et lunettes (n=1), yeux, lèvres et cheveux (n=2), nez (n=3), revers de col (n=4), et visage (n=6)

 

(à droite, étude au crayon)

Ubu Univers
(huile sur toiles, 100x100, mai 2014)
Il s'agit ici d'un Ubu géïomètryque, gidouilliste n-angulariste, de n=0 à l'infini : sa gidouille (n=0), son nez (n=1), ses yeux (n=2 et 3), sa tête (n=4), sur son trône (n=5), en son château de Mondragon (n=6), dans son royaume de Pologne (n=infini), c'est-à-dire nulle part (ce cas étant par ailleurs équivalent, de par l'équivalence des contraires, à n=0, cf. op. cit. plus haut), et au-delà, c'est-à-dire rien.

 

 

Nus

(études au crayon)

David ; Nu mélancolique gidouilliste ; Reclining gidouillist nude

Bestiaire

masque girafe gidouilliste
(émail sur plastique, 22x25x19, jan. 2015)
ses pupilles (n=0), naseaux (n=1), oneilles (n=2),
et ses taches (n=0, 3, 4, 5, 6 )

 

Soif de girafe réticulo-gidouillique n-angulaire (de n=0 à l'infini) primaire
(émail sur bois, 100x50x25, nov. 2014)
ses pupilles (n=0), oneilles et crinière (n=1), yeux, naseaux et queue (n=2), sabots (n=4), et ses taches (n=3, 4, 5, 6, 7 )

 

Girafe réticulo-gidouillique n-angulaire (de n=0 à l'infini) primaire
(émail sur bois, 200x50x25, juin 2014)
ses pupilles (n=0), oneilles et crinière (n=1), yeux et queue (n=2), sabots (n=4),
et ses taches (n=3, 4, 5, 6, 7, et infini pour les petites sur la tête)

 

Paysages et marines

La composition d'un paysage peut se construire avec des éléments comme suit :

  • n=0 : soleil, nuages
  • n=1 : nuages, collines, arbres
  • n=2 : collines, arbres
  • n=3 : sapins, clochers, montagnes, toits
  • n=4 : bâtiments, toits
  • n=5, 6 : maisons

Pour une marine, les éléments constitutifs s'adaptent un peu :

  • n=0 : soleil
  • n=1 : rouleaux de vagues, nuages
  • n=2 : rouleaux de vagues, nuages, voile
  • n=3 : voile, étrave
  • n=4 : coque, voile
  • n=5 :  voile

 

Exemples illustratifs :

paysage de montagne gidouilliste,

marine gidouilliste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MENAGE ALPHABETIQUE

 

Partant du titre descriptif d'une oeuvre connue, remettre en ordre alphabétique ses substantifs et verbes, pour produire une nouvelle oeuvre.

 

Plus précisément, il consiste à remettre les mots d’une phrase (noms, adjectifs, verbes) dans l’ordre alphabétique, en gardant la structure grammaticale (en commençant simple : sujet verbe complément, avec des noms et adjectifs). On peut alors être amené à transformer un verbe en nom/substantif (substantivation), ou réciproquement. Son application produit, à partir de n’importe quelle phrase, ce que l’OuLiPo appelle un Abécédaire (voir ici) à cela près qu’on ne considère ici que les noms, adjectifs, verbes.

 

Cette transformation pourrait s’appliquer par partie de phrase (séparément sur la principale et la subordonnée), par phrase entière, par paragraphe de texte, par chapitre, par volume/tome, par livre, par oeuvre, par école, par style, par genre, etc.  On peut remarquer que cette transformation t est de celles qui, appliquées deux fois, donnent le même résultat qu’une, quelle que soit la phrase P de départ : t(P(P)) = t(P). On peut certes aussi penser à l’édition de « Madame Bovary » de Gustave Flaubert remettant tous les mots utilisés dans le livre entier dans l’ordre alphabétique : « Madame Bovary dans l’Ordre » par Ambroise Perrin, mais il reste absolument au niveau lexical. La différence est qu’ici on conserve la structure des phrases, pour en tirer un sens nouveau, et subséquemment une ymage nouvelle. Une variante probablement curieuse serait d’utiliser l’ordre alphabétique inverse (qui permet, dans la société, de rétablir une forme de justice, par renversement d’arbitraire, quand il s’agit par exemple de listes de noms de personnes accédant à une ressource), en l’appliquant à une même ymage d’origine.

 

Par exemple :

 

application à La Création d'Adam par Michel-Ange :

Adam créé Dieu

 

Prenons un premier exemple à la fois simple et saillant : La Création d'Adam par Michel-Ange; on peut la voir ici. On peut la décrire par : Dieu, avec ses Anges, Créa Adam. La transformation donne : Adam, avec ses Anges, Créa Dieu. On peut noter que certains mots ou parties d’une phrase peuvent rester sur place, s’il respectent déjà l’ordre : les éléments correspondants de l’image font de même.

On peut aussi remarquer qu’il s’agit là d’une mise en ymage de la mise en perspective assez forte des temps modernes vis-à-vis des rôles respectifs des parties prenantes, et l’émancipation qui  s’en suivit. Notre chamboulement des mots en arrive donc à construire une ymage symbolisant le chamboulement des sens et valeurs du siècle passé (ou deux).

 

On peut en faire une réalisation assez simplement, en intervertissante les deux têtes, et en les retournant. Il s’en trouve même une réalisation partielle, donc demi-plagiat par anticipation,

ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

THEOREME DES QUATRE COULEURS

 

La contrainte consiste à construire des ymages en aplats utilisant quatre couleurs (typiquement: bleu, jaune, rouge, et blanc ou bien noir), satisfaisant le théorèmes des quatre couleurs.


D'après Wikipédia : Le théorème des quatre couleurs indique qu'il est possible, en n'utilisant que quatre couleurs différentes, de colorer n'importe quelle carte découpée en régions connexes, de sorte que deux régions adjacentes (ou limitrophes), c'est-à-dire ayant toute une frontière (et non simplement un point) en commun reçoivent toujours deux couleurs distinctes

(voir ici).


Comme me disait GO, « c’est toujours possible », certes, de faire un dessin arbitrairement fin respectant le théorème des quatre couleurs, ne serait-ce qu’en donnant des couleurs aux traits et contours, mais on peut en faire exprès de faire mieux.

 

Exemples :

en voici qui relèvent de l'abstraction, des exemples figuratifs sont à l'étude.

 

 

Puzzle théorème des quatre couleurs (ii)
(émail sur envers de puzzle découpé main Wilson, 9x9, fév. 2015)

 

 

Puzzle théorème des quatre couleurs (iii)
(émail sur envers de puzzle découpé main Wilson, 13x13, fév. 2015)

 

 

icosaèdre tronqué
(émail sur icosaèdre en toile plastifiée ready-made, 20, jan. 2015)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Polyptyques polyédriques

 

Le polyptyque, arrangement de plusieurs toiles formant une peinture d'ensemble, est considéré comme une des formes primitives d'OuPeinPisme.

 

Le polyptyque polyédrique est un arrangement de plusieurs toiles, chacune de forme rectangulaire (carrée), triangulaire ou hexagonale (pour ne considérer que les formats disponibles dans le commerce), de telle sorte que 'ensemble forme un polyèdre.

 

Exemples :

 

le Véritable portrait polyptyque polyédrique octaédrique gidouilliste de la poyre de Monsieuye Ubu en est un exemple : en plus d'être un portrait gidouilliste, il est polyédrique

 

L'icosaèdre tronqué ci-dessus, en plus de satisfaire au théorème des quatre couleurs, en est un autre.