L’Artillerie de l’Oupeinpo

 

Tout est affaire de proportions. En art comme dans la cuisine. L’art culinaire parle de recettestandis que dans l’Art avec un grand A, les proportions se nomment « canon ».

À travers cette contrainte, il s’agissait de remodeler le David de Michel-Ange suivant des canons empruntés à des sculptures d’époques et de cultures très différentes.

Les résultats, obtenus par des méthodes mathématiques rigoureuses, ne sont pas des exercices de style, le but final n’étant pas de refaire le David à la manière baoulée ou dans celle de Giacometti, mais de conserver (essayer de conserver serait plus exact !) la facture michelangelesque en utilisant d’autres canons.

Le « calibre » de ces derniers, dans les exemples présentés ici, correspond au nombre de têtes contenues dans la hauteur totale.

 

 

 

 

Dessin d'après Michelangelo Buonarroti
Canon de 6 (art archaïque grec, 600 av J.-C.
Canon de 3,45 : sculpture baoulée
Canon de 3 : tiki des îles Marquises.
Canon de 10 : Alberto Giacometti